L'horizon rubéfié dans les dépôts fluvio-glaciaires rissiens

 

Cette coloration brune orangée nous l'avons déja rencontrée et on la rencontrera encore en bien des lieux, dans la partie supérieure des dépôts sédimentaires.

Rubéfié : l'adjectif vient du latin rubefacere, rendre rouge.

 

 

Carrière de la Plaine photo 5 . Plan d'ensemble de l'épaisseur rubéfiée (2,5 mètres à cet endroit)

Carrière de la Plaine photo 6. L'hétérogénéïté de la taille des galets et l'absence de litage

 

 

Carrière de la plaine photo 7. Un gros plan sur les galets maintenus dans leur ciment argileux

 

A l'origine de cette teinte rouge ... il y a le fer, qui représente dans l'écorce terrestre 5% en poids (il est au quatrième rang dans l'ordre d'abondance des éléments chimiques). Même en petite quantité (0,1 %) il se repère facilement grace à une oxydation en ocre ou rougeâtre. Dans un premier temps, il est extrait des minéraux puis il se concentre sous la forme d'oxydes* et d'hydroxydes*. Il se concentre d'autant plus facilement qu'il est faiblement soluble. Par ailleurs, il ne s'intègre pas facilement dans les réseaux des phyllosilicates argileux. Ainsi, on le trouve sous forme "libre" d'oxydes* ou d'hydroxydes* colorés, cryptocristallins* ou cristallisés*.

Cet alluvion fluvio-glaciaire... de la bordure nord-ouest d'un cône alluvial fluvio-glaciaire, vient ici buter contre l'arc morainique de Beaufort (se reporter à la carte et aux documents photographiques qui l'accompagnent). Il se caractérise par l'absence de galets calcaires et par la présence de galets cristallins arènisés. Les galets sont noyés dans un ciment très argileux, parfois induré à un point tel qu'il est difficile de séparer les éléments. Certains galets sont recouverts partiellement d'un enduit noirâtre ferro-manganique.

 

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